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Pax aeterna
Plus souvent que les heures n’hibernent et ne s’épanchent au fond de soi, lentement, l’une à l’autre s’articulant, voici que résonnent
Bach et Haendel comme avant une longue maladie, comme après une mélodie que la douleur a inspirée, quand toute souffrance a cessé.
Le téléphone ne sonne pas, nulle voix ne coule profonde dans la chambre pour y bouleverser l’immobilité des meubles, des livres, et des centaines de carnets de notes.
Telle est la paix, toujours presque insupportable tant elle est sensible, quand le lendemain est peuplé d’anges,
d’êtres chers disparus, recouverts de nuages, et des regards de tant de dieux, impitoyables, paupières toujours à demi closes, ces yeux
qui ont les couleurs et les visions que la voix des amis a égrenées derrière elle, avec leurs parfums d’horizons lointains.
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