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La neige tourbillonne par dessus les roses de la verrière
La neige tourbillonne par dessus les roses de la verrière. Pas pris les chaussons ni l'écharpe, feuillette un livre un autre, je ne sais pas quoi faire de toute cette lumière! Vous ne devriez pas admettre les couleurs. Elles sont trop attrayantes, Andreï Arsenievitch, c'est trop, beaucoup trop de tout! Vous avez changé vos ailes contre une montgolfière, sorte de création gauche cousue de corde et de chiffons, je m'en souviens parfaitement. Autrefois je possédais tant de choses et je ne me souviens de rien. Difficile de s'en tenir aux faits. Espère pouvoir revenir. Espère revenir au principe des ailes. Le fait demeure: cette nuit le froid a épargné la roseraie. « La zone est une zone, la zone est la vie, et l'homme peut soit disparaître soit survivre quand il transite par cette vie. Sa survie ou sa perte dépend de la valeur qu'il se reconnaît. » Un lièvre a déboulé presque jusque dans le vestibule ici, à la Fondation, tache mouchetée sur la neige. Dans l'almanach des lièvres on est en octobre. Vous semblez avoir un humour fort grave, et il se peut que rien de tout ceci ne vous intéresse.
D'un autre côté vous vous plaignez bien souvent vous- même. J'écris parce que vous êtes mort et parce que je me suis réveillée ce printemps dans mon hôtel en face de la rue Benidorm, dans ce merveilleux gazouillis strident. On ne devrait pas s'excuser pour un oui pour un non, ni remercier du soir au matin, on devrait juste dire merci. Peintre comme plomb ici bas. Le reste est blanc et rouge.
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