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Le pilote de la colline
Au bout du chemin sacré là tout près sous le rocher ceux qui ont fini de creuser leur puits et cachaient le grain d'or de leur naissance.
Ainsi la paix se dessine aussi, tout est différent quand on en parle avec des mots, mais faut-il qu'on te le reproche, mon petit monde.
Ou bien es-tu l'accusateur, toi-même, grand pin ultime du promontoire le plus saillant, montres-tu du doigt l'Europe inégalement bâtie. Car toi qui es le pilote de la colline, tu n'as pas été créé pour espérer ni craindre, mais pour connaître la voie qui passe le col en miroir des certitudes et de l'errance. Mais toi aussi femme tu espères, toi aussi tu accuses et tu crains, tes règles sont en retard, voilà qui est grandiose, an sich, en soi, et horrible, comme toutes ces surprises que tu glisses dans ton sac à dos et dont tirent leur salaire le curé, le médecin et le philosophe.
O grand pin, mon arbre à pommes, nous te tutoyons désormais et face à demain, dans le coulis du vent et face à la peur
soyons souples, ployons sans nous briser, toujours
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