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JUHANI AHVENJÄRVI CLAES ANDERSSON AGNETA ENCKELL MARTIN ENCKELL TUA FORSSTRÖM PENTTI HOLAPPA JOUNI INKALA RIINA KATAJAVUORI JYRKI KIISKINEN LAURI OTONKOSKI PENTTI SAARITSA HELENA SINERVO EIRA STENBERG ANNI SUMARI ILPO TIIHONEN |
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LAURI OTONKOSKI (b. 1959) has worked on many fields of culture: he is poet, musician, essayist and music critic. He has published seven collections of poems, a children’s book and essays. In his poems the observation is the subject. The world flows through senses and consciousness. The singular observation gets seasoned by irony. Otonkoski was awarded Nuori Suomi (Young Finland) Prize for literature in 1995, Yleisradio’s (the equivalent of the BBC) Tanssiva Karhu (Dancing Bear) Prize in 1996, Pekkanen Prize in 1999 and Engel Prize of Church Art in 2001.
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THE POIGNANCY OF HUMAN EXISTENCE |
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En fuite
Pour le badminton on conseille des chaussures très légères. Le jeu consiste à promener un joueur d'une ligne à l'autre. L'automne pointe déjà, saison des moissons ou de l'écriture pour beaucoup, c'est la reprise du badminton.
Mes chaussures de badminton sont restées dans l'archipel: laissant-là moissons et livres, je pars chercher mes souliers. A la gare de triage un incendie fait rage et les aiguillages sont devenus fous. Je saute dans une vieille fourgonnette qui consomme une tasse de mélancolie sans plomb aux cent kilomètres.
De la mer monte sans vent la brume marine et sous la forge un puissant automne. La profondeur blanche ballotte comme si le temps et le lieu étaient croisés. La forêt ruisselle de parfums après la pluie.
Les chaussons étaient dans le sauna. Signature des souris. Je m'assieds sur un tronc abattu et je contemple un moment le large. Une mince colonne de fumée monte derrière le brisant aux formes de baleine. Un tunnel obscur creuse au loin l'horizon, effarant. Les chaussons tombent sur le sable de la plage, et au moment de partir en toute hâte, je m'aperçois que l'hélice de la barque de pêche est prise dans une bourre d'algues. Peut-être la fumée a-t-elle refermé la porte du large, plus tard. Je ne sais pas.
Mais j'avais laissé quatre traces de souliers sur la ligne parfumée du rivage, un jour d'automne
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 Credo
Sonatine
Trois couchers de soleil
En fuite
Une autre terre
L'aqueduc
Deux strophes
Instant plein
A chacun de vous
Cinq
Mais
Le pilote de la colline
Qui sait
Trop pres
Ceux qu'on ne voulait pas
Bavardage
37 mots dont aucun ne fut dicte...
Bâti sur le sable
La verticale toscane
Poeme
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